… ou bien sans dieux. Est-ce possible ?
Avant qu’on ne se pose cette question, il convient de faire une pause, pour considérer le solipsisme*. Quand Descartes disait “cogito ergo sum” (je suis conscient, donc j’existe), il exposait tout qu’on peut vraiment savoir. Nous ne savons rien de plus avec certitude. L’aphorisme de Descartes signifie que la conscience prouve l'existence, et ne prouve que l’existence – rien de plus ! Il ne dit rien au sujet de la nature de la conscience ou de l’existence (de plus, rien au sujet de la nature, ni de “je”, ni de “suis”, ni de “donc” !). Tous les autres “faits” de la science ou de la foi ne sont que des suppositions. Pour dépasser le solipsisme, pour le surmonter, nous devons avancer des hypothèses.
Mes chers amis, je ne dis pas ceci pour avoir l’air sage, mais pour me rappeler d’avoir de l'humilité.
Les philosophes grecs tenaient l’idée qu'il est impossible que quelque chose puisse provenir d'une moindre chose; l’eau ne bout pas à moins que la chaleur du feu ne dépasse cent degrés. Ils proposaient donc, pour toute chose de la création, un modèle parfait, une perfection métaphysique.
Si je possède, dans mon cœur, un esprit – une essence, une qualité, une présence, quelque chose de métaphysique et de transcendant – est-il possible que cet esprit ait une moindre valeur que moi-même ? Si vous possédez le même esprit, dans lequel nous trouvons l’unité, se peut-il que cet esprit vaille moins que nous deux réunis ensemble ? Et si l'on suppose que tous les gens, tout le monde, possèdent cet esprit, cet esprit peut-il valoir moins que tout le monde ?
Je ne le crois pas. Si cette unité existe, nos esprits – notre esprit – doivent être une partie de quelque chose de supérieur, quelque chose que l'on appelle le bon Dieu. En effet, peu importe que l'on n'ait pas de religion, ni un mot pour “Dieu”, je suis sûre que nos esprits ne sont pas d'insignifiantes individualités.
Permettez-moi néanmoins de citer les écritures chrétiennes. Il ne fait aucun doute que les auteurs chrétiens des temps anciens étaient des êtres spirituels, et que l'on peut pleinement faire confiance en leur témoignage.
Ainsi dit Jean : “Dieu est Esprit”. Et il dit, de Jésus : “En lui résidait la vie; et cette vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas étouffée… Celle-ci était la véritable Lumière, celle qui éclaire tout être humain qui vient au monde.”
Jean ne parlait que d’une seule lumière qui éclaire tout le monde. Cette lumière peut-elle valoir moins que la race humaine ? Je pose cette question sans vraiment attendre de réponse ! Je crois que si l’esprit nous transcende et est plus grand que nous, nous ne lui trouverons jamais un mot de plus approprié que “Dieu”.
Je m’excuse de ce raisonnement simpliste – je ne suis pas philosophe et ne parle pas couramment français.
*Démarche du philosophe qui pose la subjectivité comme fait primitif et qui pratique le scepticisme radical face à tout jugement sur la réalité objective. Sa conscience propre est considérée comme l'unique réalité, les autres consciences, le monde extérieur n'étant que des représentations. (définition extraite de lexilogos.com)





I don't speak French, is there an English version?!!?
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xx Cyn xx
